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Du nouveau !

Dorice, passe ses vacances d'été au Théâtre du Marais!

Et oui, Dorice offrira son one-women-show "Dorice Simon...c’est des choses qui arrivent!" au Théâtre du Marais de Val-Morin, à compter du 6 juillet prochain et ce, tout l’été!

Dorice est maintenant porte-parole de la Société Alzheimer de la Sagamie (Saguenay-Lac-St-Jean).

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Nouveau spectacle
Dorice Simon …c’est des choses qui arrivent!

Conteuse née, Dorice Simon nous expose ses moindres contradictions et s’en moque. Débordante d’énergie sur scène, l’humoriste tourne en dérision les situations parfois absurdes mais toujours réelles du quotidien… Dorice Simon, c’est des choses qui arrivent…Dans une salle de spectacle près de chez vous!

Entourée de son équipe: Marie Charlebois à la mise en scène, Max-Otto Fauteux à la scénographie, Claude Cournoyer à la conception d’éclairages et Stephan Boucher à la conception sonore, Dorice Simon présente avec brio ses textes maniant l’autodérision avec une efficacité déconcertante.

 
Val-morin
6 juillet 2013 • et ce tout,
l'été
Théâtre du Marais
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Val-morin
12 Janvier 2013 • samedi
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L’Astral
 
 
Montréal
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Le Monte Carlo
 
 
Bon, je reviens...j'me souvenais plus de mon mot de passe...
6 octobre 2011 08:10

je reviens vous chercher...je savais que vous m'attendiez...
12 août 2011 16:57

ah ben!!! Julia Robberts sur la rue Laurier coin Garnier..au dépanneur.
15 juillet 2011 14:02

la vie passe vite, la mort aussi...un an demain que maman est partie.
12 juillet 2011 20:58

ça fait une semaine que mon pe`re ne fume plus....il a 82 ans...
6 juillet 2011 12:02

y fait chaud sur le plateau...
3 juillet 2011 14:03

Kate et William ont ils de l'argent de poche???
2 juillet 2011 22:16

Je pense que j'ai vu Kate pis Wlliam au Mt-Royal hot-dog mais pas certaine
2 juillet 2011 18:22

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Du petit village de l’Anse-St-Jean au Saguenay, Dorise Simard devient Dorice Simon et gambade jusqu’à Montréal pour suivre son cheminement artistique. Après un baccalauréat en flûte traversière, Dorice décide d’utiliser la maîtrise de son long souffle pour raconter ses histoires drôles.

Son passage à l’École nationale de l’humour lui permet d’affirmer son style unique. Avec Dorice Simon, à la conquête de l’Univers, son premier spectacle solo qu’elle trimballe au Québec et en France, elle décroche des nominations au Gala de l’ADISQ et au Gala Les Olivier.

Dorice Simon courtise la scène lors d’événements comme les Galas Juste pour rire, le Grand Rire Bleu de Québec et le Festival du rire de Cavaillon en France. Elle se dévoile également du côté de la télévision dans des productions comme Casse-croûte chez Albert, Ben et Jarrod et Un gars, une fille.

Toujours en quête, Dorice affine les subtilités de son art en suivant entre autres des ateliers de jeu physique et de clown.

Les performances de Dorice Simon allient l’art du conte à un humour déjanté, car elle manie l’autodérision avec une efficacité déconcertante. En se prenant elle-même comme cible de ces charges (pourquoi rire des autres quand on peut rire de soi?), elle sonde l’âme humaine et traque ses moindres contradictions, nous les expose et s’en moque.

On la rencontre sur scène comme l’on retrouve une amie de toujours : vive, colorée, généreuse dont l’univers vaste, saugrenu et débridé nous permet de toucher en nous ce qu’il y a d’insondable, de créatif et de lumineux.

Voilà, Dorice Simon …c’est des choses qui arrivent.

 
Télévision
Ben et Jarrod (Super Écran / Canal D) : comédienne 1er rôle dans la saison 2008-2009
Casse-croûte chez Albert (Super Écran / Canal D) : comédienne 1er rôle dans la Saison 2007-2008 (12 épisodes)
Gala Juste pour Rire (TVA) : humoriste dans les éditions 2001, 2003, 2005 et 2007
Catherine (Radio-Canada) Comédienne 2ième rôle dans la saison 2001
Un gars, une fille (Radio-Canada) : comédienne 2ième rôle dans la saison 1999
 
Participation à des shows de variété
Le plaisir croit avec l’usage (hommage à Louise Portal et à Marie Laberge), Le plus beau voyage (hommage à Clémence Desrochers), Le Grand Blond avec un Show Sournois
 
Scène
La vie …c’est des choses qui arrivent, spectacle solo, Monument National, 2009
Première partie du spectacle de Lise Dion, Tournée 2007
Festival Franco-Ontarien 2006
Le Grand Rire Bleu 2005
Sans retenue, Tournée de l’École nationale de l’humour 2004
Dorice Simon à la conquête de l’Univers, Tournée 2002-2003
Festival de l’humour de Cavaillon France, 2003
 

Dorice Simon — «Je suis guérie!»

Éric Clément, La Presse, 29 janvier 2011

On l’avait perdue de vue depuis quelque temps et sa belle face de clown tendre commençait à nous manquer: l’humoriste Dorice Simon est de retour sur scène à Montréal avec une nouvelle équipe et un nouveau one woman show, C’est des choses qui arrivent!

En entrevue à La Presse, Dorice Simon se lève de sa chaise comme si elle était montée sur ressort, chaque fois qu’elle évoque un extrait de son spectacle. Avec ses cheveux frisés et sa mine de coquine, elle est hilarante. Juste à se déplacer!

Dorice Simon est de la graine de ces artistes qui vous touchent par leur polyvalence, une caractéristique qui en fait des êtres difficiles à cerner, mais tellement riches de diversité. Après avoir fait de la musique puis du théâtre, l’humoriste originaire de L’Anse-Saint-Jean s’est frayé un chemin, non sans difficultés, au sein de la famille tissée serrée des comiques québécois. Mais là, après avoir «virevolté», comme elle dit, pendant 10 ans, elle pense avoir enfin trouvé son Graal.

Elle a en effet rencontré Louis St-André, producteur, concepteur, directeur artistique, au début 2009, pour lui montrer son «matériel». Il l’a remise sur les rails. Car Dorice Simon n’est pas une débutante. Elle a fait l’École nationale de l’humour dans les années 90, fut en nomination comme Découverte de l’année au gala Les Olivier, mais a galéré quelques années.

«Je suis une fille qui doute et mon humour ne passait pas dans les bars, dit-elle. Regarde la voix que j’ai, et je ne mets pas de string!» Elle a quand même tourné un peu au Québec, a fait le Saint-Sulpice, le Medley, des galas Juste pour rire, des événements spéciaux et des soirées privées. «J’ai pris ensuite une pause de cinq ans car c’est difficile, ce métier. Je voulais vraiment une équipe qui me ressemble.»

Après sa rencontre avec Louis St-André, elle a pris des cours de clown et de jeu physique avec Francine Côté et James Keylon, et quelques cours d’écriture. Puis, elle est remontée sur scène il y a environ un an. Histoire de réapprivoiser la scène.

«Dans C’est des choses qui arrivent!, je parle de moi, de ce que j’ai vécu ces dernières années, de ce que je vois autour de moi, le burn-out par exemple. Aujourd’hui, on est dans un monde de performance. La vie, ce n’est pas ça. Bref: ce n’est pas drôle, mais tout peut être amené de façon drôle! Même les funérailles de ma mère, qui nous a quittés cet été. Elle doit être là d’ailleurs, j’imagine, près de moi. Elle est mieux d’être là, en tout cas!»

Conteuse-née, l’humoriste à l’accent du Saguenay évoque aussi l’anglicisation de Montréal dans un numéro où elle se réveille et est la dernière «non assimilée» ! «C’est un vrai cauchemar, mais c’est très drôle! Je fais aussi un numéro de clown, un autre sur mes insomnies, un sur les REER, un autre sur les livres de croissance personnelle.»

Dorice Simon a rodé son spectacle au cours des derniers mois, mis en scène par Marie Charlebois, la comédienne des Éternels pigistes et de la troupe du Théâtre de la Manufacture. Claude Cournoyer, qui a travaillé avec un autre humoriste frisé (André Sauvé), fait les éclairages.

«Pour ce spectacle, je me sens plus prête que jamais, dit Dorice Simon. Je suis bien entourée et je suis en confiance. Je suis guérie!»

C’est des choses qui arrivent!, par Dorice Simon, du 3 au 5 février, à 20h, à L’Astral.

 

 

Dorice Simon — Le difficile art d’être soi-même

Philippe Rezzonico, Rue Frontenac, 29 janvier 2011

Vous la connaissez, mais vous ne l’avez pas vue depuis un certain temps. La semaine prochaine, Dorice Simon reprend du service avec trois spectacles à L’Astral. Retour, comeback, nommez ça comme vous voulez, cela a peu d’importance. L’humoriste avait besoin de se ressourcer pour faire tomber les masques. Rencontre.

Dans le petit réduit transformé subito presto en salle d’entrevue au fond du café où nous nous trouvons, Dorice Simon ne tient pas en place. Débit vocal rapide, visage expressif, gestuelle ample : elle trouve même le moyen de se lever durant une réponse pour mimer une situation vécue, sous les yeux du journaliste qui éclate franchement de rire.

Chassez le naturel, il revient au galop. Et que dire de la séance de photos sur le vif. L’instinct, ça ne trompe pas. Dans le fond, la personnalité de Dorice Simon est en phase avec le genre d’humour qu’elle préconise.

«C’est sûr que je ne suis pas humour Labatt Bleue, genre gros rire «Ta-Ra-Ta-Ta !». Si tu viens voir ça, tu vas être déçu au boutte, au boutte ! Je pars de moi et aussi de ce que je vois autour de moi.»

Aimer raconter

Raconter. C’est ce que la dame aime faire dans ses spectacles et ses numéros. Et comme son parcours n’est pas rectiligne, ça ouvre des possibilités pour celle qui fut attirée par les planches bien plus que par le rire.

«J’ai fait un bac en musique, dit celle qui vient du Saguenay. Je n’ai jamais pensé faire de l’humour, mais j’ai toujours voulu faire de la scène. Quand j’étais jeune, c’était du théâtre que je voulais faire. J’ai commencé par la musique. J’ai fait ma demande au cégep et à l’université, pis ça a passé. Et puis je suis arrivée à Montréal. Je passais devant l’École nationale de l’humour, et là, je rentrais sur le pas de la porte avant de ressortir (c’est là qu’elle se lève de table pour mimer la situation).

Hauts et bas

Et ça a marché… Au début des années 2000, on la voyait au sein de galas d’humour, de son propre show, de tournées régionales comme le ROSEQ. Et, d’ordinaire, les critiques étaient élogieuses. Et puis, comme ça arrive dans les milieux professionnels et les vies personnelles, il y a eu comme un passage à vide.

«J’ai eu des hauts et des bas, dit-elle. Il a fallu que je gagne ma vie. J’ai travaillé au tennis, au parc Jarry. À la billetterie. J’aime ça. C’est deux semaines, c’est intensif, pis on rit beaucoup. J’avais déjà fait des galas dans ce temps-là. À moment donné, une dame me dit : Hein ?! Qu’est-ce que tu fais ici ? Ça n’a pas de sens ?

«Peut-être qu’elle m’avait vu à Juste pour rire. Je lui ai dit que ce ne sont pas tous les humoristes qui gagnent un million par année. Elle m’a répondu : Je ne peux pas croire que t’es là, tu as tellement de talent. C’était bien gentil, mais c’était aussi comme si j’avais la lèpre (regard vers le plafond).»

Et puis, Dorice s’est remise à écrire. Elle a suivi un cours d’atelier d’écriture de chansons avec Robert Léger, a redéfini son univers de scène, s’est entourée d’une nouvelle équipe et a peaufiné ses nouveaux numéros qui portent sur les REER – bon timing -, les funérailles de sa mère – cas vécu -, les livres et le burn-out.

«Faire un burn-out, c’est valorisant, dit-elle. Parce que t’as travaillé pour.»

On verra ce que les nouveaux numéros donneront sur scène, mais on sent que la Dorice Simon, cuvée 2011, ressemblera pas mal à la personne qu’on a rencontrée durant une heure, ce qu’elle résume en une phrase.

«Être soi-même, c’est tout un art. On a tous tendance à mettre un masque.»

Dorice Simon… c’est des choses qui arrivent — Les 3, 4 et 5 février à L’Astral.

 

 

Dorice Simon ou l’amour du public

Anicée Lejeune, Journal Métro, 27 janvier 2011

Dorice Simon revient sur scène avec un deuxième one woman show. Dans C’est des choses qui arrivent, elle aborde avec beaucoup d’autodérision les sujets du quotidien.

Entrevue. Simple, joyeuse, anxieuse, sensible, dynamique, observatrice et atypique : voilà autant d’adjectifs qui pourraient qualifier l’humoriste Dorice Simon. Originaire de L’Anse-Saint-Jean, au Saguenay, et diplômée de l’École nationale de l’humour, elle revient sur scène avec son nouveau one woman show C’est des choses qui arrivent.

Avant de trouver sa voie en humour, Dorice Simon est passée par la musique, puis par le théâtre, deux expériences qui font ce qu’elle est aujourd’hui. Si son dernier spectacle remonte à 2002, elle a fait des apparitions sur scène au Gala Juste pour rire, et on a aussi pu la voir dans Un gars, une fille et dans Catherine. «Pendant les dernières années, j’étais plus en retrait parce que je me suis posé des questions et durant les deux dernières années, j’ai écrit avant de m’entourer d’une superbe équipe», raconte Dorice Simon.

Son nouveau spectacle est basé sur sa devise «Pourquoi rire des autres quand on peut rire de soi?» «Je trouve ça beaucoup plus facile de rire de soi que de  rire des autres. Tout ce qui est en nous est inépuisable. Tout ce qu’on vit peut être un sujet.» Même si son inspiration lui vient de sa propre vision exagérée de la vie, il n’en reste pas moins que chacun peut s’identifier.

Pendant 80 minutes, sans entracte, elle aborde avec beaucoup de finesse et en usant de l’art du conte des sujets du quotidien : insomnie, burn-out, lecture, REER, couple, deuil... «On peut parler de tout, à condition d’avoir un bon angle, et surtout, que ce soit fait avec respect», souligne-t-elle.

Motivée par l’envie de faire rire et d’être entourée, elle voit son show comme l’occasion de faire rire, mais sans user de l’humour gras. «C’est sûr que tu ne peux pas plaire à tout le monde. Mais si les gens s’attendent à du gros rire gras, c’est pas ça du tout que je propose», conclut Dorice Simon.

C’est des choses qui arrivent à L’Astral les 3, 4 et 5 février à 20 h.

 

 

Dorice Simon — Prête à revenir sur scène

Serge Drouin, Le Journal de Québec, 29 janvier 2011

Après une absence de la scène de six ans, l’humoriste Dorice Simon est de retour avec son deuxième spectacle solo, Dorice Simon... c’est des choses qui arrivent.

Si la comique originaire du Saguenay-Lac-Saint-Jean s’est faite rare sur scène, elle n’a pas chômé pour autant.

Elle a participé, notamment, à la série Casse-croûte chez Albert, à Super Écran et à Canal D, à divers Gala Juste pour rire et à des concerts dans le circuit des compagnies.

Peur du succès

Dorice Simon a fait une grande remise en question, ces dernières années.

«Mes affaires allaient plutôt bien, mais j’ai comme eu peur du succès. Je me suis éloignée. Il faut dire que, il y a quelques années, je faisais partie d’une grosse maison de production. Il y avait beaucoup de monde, et on ne s’occupait pas trop de ma carrière; mais, là, j’ai trouvé une équipe et je suis prête à revenir», dit celle qui se dit un peu bohème, angoissée, colorée et différente.

C’est, en partie, grâce à la chanteuse et comédienne Caroline Marcoux-Gendron que Dorice Simon a trouvé celui qui voit, maintenant, aux intérêts de sa carrière, Louis St-André (qui a produit Isabelle Boulay, entre autres).

«Nous suivions des cours d’écriture de chansons ensemble, et je lui ai confié, un jour, que j’étais en train d’écrire un show et que je n’avais pas d’équipe. Comme elle me trouvait drôle, elle a parlé de moi à Louis, raconte Dorice Simon. Louis et moi, nous nous sommes rencontrés et ç’a cliqué. C’est un homme de coeur qui me comprend.»

Son nouveau show

De fil en aiguille, Dorice Simon a conçu son nouveau spectacle. Beaucoup de numéros de ce spectacle sont écrits à partir du vécu de la fantaisiste.

«Ma mère est décédée, récemment, de l’Alzheimer. Dans mon spectacle, je parle de funérailles, car il arrive toujours quelque chose de drôle, dans ces moments-là. Je parle aussi de psychologie, de REER, des ateliers de clowns que j’ai suivis...», dit Dorice Simon.

Ce nouveau spectacle, Dorice Simon l’a rodé, dans les derniers mois, et elle s’apprête à faire le tour du Québec, cette année. La comédienne Marie Charlebois (La promesse, Les éternels pigistes) en signe la mise en scène.

«Ce spectacle, je l’ai préparé au meilleur de mon coeur. Je ne suis pas une carriériste, mais je me donne dans tout ce que je fais», termine-t-elle.

Dorice Simon commencera sa tournée à l’Astral de Montréal, les 3, 4 et 5 février.

 

 

Dorice Simon

Christian Saint-Pierre, Journal Voir, 27 janvier 2011

Native de L’Anse-Saint-Jean, au Saguenay, diplômée de l’École nationale de l’humour, Dorice Simon présente son deuxième spectacle, C’est des choses qui arrivent. On dit que les performances de la jeune femme "allient l’art du conte à un humour déjanté". "En se prenant elle-même comme cible de ces charges (pourquoi rire des autres quand on peut rire de soi?), elle sonde l’âme humaine et traque ses moindres contradictions, nous les expose et s’en moque." On ajoute que son univers est "vaste, saugrenu et débridé", qu’il nous permet "de toucher en nous ce qu’il y a d’insondable, de créatif et de lumineux". Marie Charlebois est à la mise en scène. Du 3 au 5 février, à L’Astral. Billetterie: 514 790-1245.

 

 

Dorice Simon — Savoir rire de soi

Marie Poupart, La semaine, 22 janvier 2011

Elle se dit bohème, angoissée, colorée, différente, mais surtout amoureuse de son public. Après six ans d’absence, celle, qui manie l’autodérision avec une efficacité déconcertante et qui a longtemps assuré la première partie des spectacles de son amie Lise Dion, revient en force avec un deuxième spectacle. La Semaine salue le retour de cette grande humoriste.

La Semaine: En février prochain, vous serez sur les planches. Vous effectuez un grand retour!

Dorice Simon: C’est exact. J’ai marqué un temps d’arrêt au cours des six dernières années. Ça m’a permis de m’occuper de ma mère, qui souffrait d’alzheimer et qui est décédée il y a cinq mois. De plus, je voulais prendre le temps de me trouver un gérant avec qui ça cliquerait vraiment. Je l’ai finalement trouvé en la personne de Louis St-André.

LS: Il travaille également avec Isabelle Boulay, Caroline Marcoux et le pianiste Michel Fournier, n’est-ce pas?

D.S.: Oui. Pendant ce moment de répit, je me suis posé beaucoup de questions. Je ne savais plus si j’avais encore autant envie de faire ce métier. Mais quand j’ai rencontré Louis, j’ai senti un regain d’énergie. Nous avons vraiment eu un coup de coeur l’un pour l’autre.

LS: Dorice, votre dernier spectacle vous a permis de décrocher des nominations aux galas de l’ADISQ et des Olivier. Quel est votre parcours?

D.S.: J’ai terminé un baccalauréat en musique en me concentrant sur la flûte traversière. J’ai fait plusieurs formations en théâtre, dont des ateliers de clowns, et j’ai décidé de me consacrer à l’humour.

LS: Êtes-vous une bonne raconteuse?

D.S.: Je viens d’une famille de sept enfants. Mon père, qui était boulanger et qui a été propriétaire d’un magasin de meubles au Saguenay, était un bon raconteur. Un jour, dans un atelier de théâtre, j’ai raconté comment je m’étais crevé l’oeil à l’âge de 15 ans. (Elle a reçu un clou dans un oeil; sa vue de celui-ci est aujourd’hui réduite à 20 %). J’ai conté cette histoire plutôt tragique avec grand humour. Mon professeur m’a dit que j’étais faite pour ce métier, et c’est alors que j’ai réellement cliqué.

LS: Faites-vous constamment rire les gens?

D.S.: Souvent. Plus jeune, j’étais très gênée. Lorsque j’allais devant la classe, à l’école primaire, tout le monde riait de moi sans que je sache pourquoi. On disait que j’avais une drôle de façon de bouger et de raconter des choses. Plus vieille, j’ai pris conscience de cet aspect de ma personnalité et ça m’a beaucoup servi pour créer des liens.

LS: Qu’est-ce qui vous fait le plus rire de vous-même?

D.S.: Ma folie, mes angoisses et mon tempérament de fille perdue et un peu gauche. En fait, je ne me considère pas vraiment comme quelqu’un de normal.

LS: Que voulez-vous dire?

D.S.: J’ai longtemps tenté de me conformer aux normes sociales, mais ça ne m’a pas toujours réussi. Je ne pourrais pas faire du 9 à 5, je ne suis pas toujours très organisée et j’ai une façon bien à moi de voir la vie de couple. Lorsque c’est mon anniversaire, je ne célèbre jamais mon vrai âge. Et même en humour, je ne me trouve pas très «standard».

LS: Vous vous dites angoissée…

D.S.: Effectivement. Je suis une personne très anxieuse. Plus jeune, j’ai fait beaucoup de crises d’angoisse qui m’ont nui dans mon cheminement. J’ai consulté un professionnel et, aujourd’hui, je suis capable de mieux gérer mes émotions.

LS: Qu’est-ce qui vous inspire pour écrire vos textes?

D.S.: Ma vie! Je m’inspire de mes expériences, de ce que je vois et ressens. Évidemment, j’en mets toujours un peu plus quand je me raconte. Je fais beaucoup d’autodérision dans mes spectacles. J’aime bien mieux rire de moi que des autres!

Extrait de son spectacle sur l’épuisement professionnel

Moi, mon rêve, c’est de faire un burn-out. L’année passée, j’étais sûre que j’en faisais un. J’étais assez contente, j’avais tous les symptômes. J’me suis dit: «Enfin, Dorice, je savais que toi aussi, t’étais capable d’être quelqu’un dans la société!» Non, mais je l’sens que ça s’en vient. Parce qu’à tous les jours, j’visualise c’que j’veux. J’arrive face à face avec un ami qui a déjà deux burn-out à son actif. Pis y’est chanceux, y’a même pas 30 ans. «Salut Dorice, qu’est-ce que tu fais de bon de c’temps-là? J’fais un burn-out, un épuisement professionnel, un affaissement du système nerveux central, un trouble d’adaptation avec humeurs anxio-dépressives. Enfin, j’ai la chandelle qui brûle par les deux bouttes.» C’est vrai, un burn-out, c’est valorisant parce que t’as travaillé pour.

 

 

Dorice Simon — Une comique est née

Éric Clément, La Presse, 04 février 2011

Pendant des années, Dorice Simon a «virevolté», comme elle dit, dans le milieu de l’humour québécois, mais le spectacle C’est des choses qui arrivent, qu’elle a présenté hier soir en première montréalaise à L’Astral, vient de la propulser dans la catégorie des humoristes dont on ne pourra plus se passer...

Même si le maudit trac lui tenaillait les entrailles, la native du Saguenay a commencé très fort sa performance et avec beaucoup de cran. Passant son joli minois à travers un rideau de plaquettes de bois genre années 70, elle s’est glissée sur scène, coquine et pince-sans- rire, en lançant aux spectateurs qu’il faut vraiment être complètement dérangée pour venir, comme ça, parler devant tout le monde!

Une phrase. Une attitude. Un gag. Le public était déjà conquis.

Elle débute son show en parlant d’elle, de ses relations, de ses crises avec... elle-même, de ses lubies sur son poids, de son côté parano et mal dans sa peau. Charmant, bien écrit et tellement ancré dans le quotidien de bien des gens aujourd’hui.

Elle évoque ensuite son célibat, sa rencontre avec Jean-Guy, quand il lui demande... si elle a des REER! Un numéro très drôle sur le sens des «valeurs».

Elle poursuit en racontant que son rêve «c’est d’avoir un burn out» mais qu’il faut travailler fort pour ça! Une partie du show particulièrement réussie. Dorice Simon est géniale dans le rôle de la femme dans la quarantaine qui capote pour son corps et qui fait de l’insomnie... par-dessus la tête.

Un des meilleurs numéros de ce spectacle, mis en scène par Marie Charlebois, est lorsqu’elle se rend compte, un jour de 2026, qu’elle est la dernière à parler français à Montréal. À la fois message, avertissement et cauchemar, le numéro est hilarant et... grinçant.

Dans Dorice et le poids des livres, elle passe en revue un par un les bouquins de croissance personnelle qu’elle a lus. Le public est plié en deux.

Avec ses cheveux frisés placés de chaque côté de sa tête et un nez de clown, elle fait penser, avec ses mimiques, à un croisement entre Coluche et Whoopi Goldberg!

Ne se gênant pas pour rire avec le public, elle crée une réelle proximité et nous la rend très familière. Comme la cousine drôle qui a grandi et qui, décidément, a bien mûri.

Avec la mort de sa mère, l’été dernier, elle réussit même à faire rire et à émouvoir. Elle lui rend d’ailleurs hommage, par la suite, en lui dédiant une chanson sur le vieillissement et l’amour maternel. Réussir ce mélange d’émotion et de rire est le propre des grands comiques.

Ça fait longtemps que je n’avais autant pleuré... de rire et autant regretté que le spectacle s’achève déjà. Quelle soirée!

 

 

Dorice Simon à L’Astral — Rire avec la simplicité du quotidien

Fabien Deglise, Le Devoir, 5 février 2011

C’est elle qui le dit sur scène: lors d’une récente réorientation professionnelle, Dorice Simon a décidé de suivre un cours pour... devenir clown, un projet ambitieux quand on sait que «tu ne décides pas le clown que tu vas être. C’est lui qui vient à toi», dit-elle. 

La rencontre s’est bien produite et la conséquence, elle, a été présentée jeudi soir à L’Astral de Montréal, où la jeune humoriste émergente a lâché en grande première son clown: un clown «de contrepoint», souligne l’artiste, qui puise dans la simplicité du quotidien, dans les bouts d’existence ordinaire, dans la dépression, la luminothérapie et les REER pour faire rire. Sans prétention ni effet de style. 

Loin des textes à la charge comique calculée, minutée et rythmée, Dorice Simon se dévoile, dans son spectacle intitulé C’est des choses qui arrivent, en anecdotière assumée qui, dans une vie où il y a eu «plus de thérapeutes que de chums», trouve forcément matière à dérision. La Saguenéenne, qui amorce ici un deuxième essai pour trouver sa place dans la colonie de comiques locaux, le fait d’ailleurs avec l’authenticité charmante d’une matante un brin extravagante, mais pas trop, rigolant de ses insomnies ou de ses lectures ésotériques en préparant des sandwichs pas de croûte dans la cuisine. 

On l’a compris: Dorice Simon ne cherche pas la blague à la chute aiguisée. Elle se contente d’être vraie, y compris dans sa gestuelle scénique un peu gauche, pour mieux accrocher un public ne demandant visiblement rien de plus qu’à se reconnaître dans l’ensemble des préoccupations de la comique. Une comique qui se désole de la surabondance des émissions de cuisine à la télé, raconte sa quête d’un travail «pour pouvoir faire un burn-out», s’imagine en 2026 dans un Montréal où plus personne ne parle français, évoque ses traitements contre la dépression ou encore sa «blind date» avec Jean-Guy, homme plus intéressé par sa retraite que par le présent. 

Si elle était chanteuse, cette Dorice serait Lynda Lemay. Un site Web? Celui des Têtes à claques, l’absurde adolescent en moins. À moins qu’elle ne soit finalement qu’un saumon, comme elle le dit elle-même. Pour faire rire. 

Dorice Simon, à L’Astral de Montréal, ce soir à 20h.

 

 

Les aventures adultes de Dorice Simon

Philippe Rezzonico, Rue Frontenac, 04 février 2011

Dorice et les REER, Dorice et l’Insomnie, Dorice et la Langue, Dorice et les Funérailles : au fur et à mesure que défilaient les sketches de l’humoriste Dorice Simon, jeudi, à L’Astral, à la première montréalaise de son spectacle Dorice Simon… C’est des choses qui arrivent, on voyait défiler le titre de chaque numéro sur écran.

Si cela avait le mérite de situer le propos, ça faisait aussi diablement penser à la série de livres des Martine, ce classique provenant d’Europe : Martine à l’école, Martine à la plage, Martine en vacances, etc.

Et en y pensant bien, le corollaire tombe sous le sens. Si Martine vivait des aventures où elle découvrait le monde des adultes avec ses yeux d’enfant, Dorice Simon, avec sa voix de petite fille et une gestuelle digne d’une ado, ressemble à une Martine québécoise qui nous raconte ses aventures d’adulte. L’apprentissage de la vie pour l’une, les nombreuses thérapies de l’autre…

Visiblement, il est arrivé bien des choses à Dorice. On ne sait trop quelle est la part autobiographique et quelle est la part fictive, mais il est clair que c’est elle qui est la source première d’inspiration de son spectacle.

Dorice Simon est finalement pas mal ce clown sans déguisement qu’elle nous présente vers la fin de son spectacle.

Dorice le dit elle-même, elle est plutôt une marathonienne qui mise sur la construction des numéros qu’une humoriste qui aime les répliques qui frappent toutes les dix secondes. Ce parti pris la sert à merveille dans les numéros les mieux ficelés, mais la dessert tout autant dans ceux plus éparpillés.

Éparpillé, c’était le cas de Doris, Dorisse et Dorice, sketch qui part sur les chapeaux de roues en misant sur les différents prénoms usuels de l’amie Dorice, mais qui se dilue en chemin. Parfois, c’est un bon flash qui n’est pas mené à terme. L’idée de base de Dorice et la Langue, où tel dans un épisode d’Au-delà du réel la dame francophone voit tous ses proches parler anglais, n’est rien de moins que brillant, mais il n’a jamais abouti. Anti-climax, diraient les anglophones.

Inversement, quand Dorice fait mouche, c’est irrésistible ! Et elle a touché plus souvent la cible que le contraire.

La séquence sur le burn-out était jouissive, en partie parce que tous peuvent se reconnaître dans ce numéro très personnel. Le programme double sur l’amour et les REER était aussi fort bien tourné. «Depuis quand ça prend des REER pour pogner ?» lance l’humoriste. Depuis que l’économie s’écroule, a-t-on le goût d’ajouter.

Le summum fut Dorice et le Poids des livres. Les émissions de bouffe à la télé qu’elle ne peut plus supporter, les types qui écrivent des livres sur Dieu, les recettes miracles, tout y passe, comme le bouquin Je mange, je maigris et je reste mince. Pour les gens qui aiment les livres de fiction !»

Si la dame peut être énergique, elle sait aussi être tendre. Dorice et les Funérailles est directement inspiré du décès de sa mère et elle arrive à faire rire et sourire sans mauvais goût. Fort. Son cœur est un violon est encore plus poignant, quand elle dédie un bout de son spectacle à sa mère en lui chantant – fort mal, elle l’avoue – un texte de son cru. Très touchant.

Adepte de l’autodérision – facette omniprésente dans cette performance de 80 minutes –, Dorice Simon est finalement pas mal ce clown sans déguisement qu’elle nous présente vers la fin de son spectacle. Où ira ce clown dans l’avenir ? On verra.

Mais pour l’heure, le retour fut convaincant, et contrairement à Martine qui a récemment perdu son créateur, les aventures de Dorice Simon, elles, ne sont vraisemblablement pas terminées.

 

 

Dorice Simon — Fidèle à elle-même

Audrey Neveu, QuébecSpot, 3 février 2011

Dorice Simon effectue son retour sur scène à l’Astral le 3 février, où elle présente pour la première fois son nouveau spectacle après une longue absence, Dorice Simon… c’est des choses qui arrivent. Celle qui s’est plutôt fait connaître au tournant du millénaire puise au fond elle-même pour alimenter ses monologues avec brio. Après tout, pas facile d’être soi-même, surtout avec autant de personnalité que celle de Dorice Simon.

À prime abord, sa voix rauque et ses cheveux qu’elle dit «hirsutes» surprennent. Mais pas autant que la fraîcheur et l’authenticité que dégage l’humoriste. Avec assurance, Dorice Simon s’engage dès le début à puiser en elle son parcours et ses déboires, pour nous livrer des récits, bien évidemment, très cocasses. Mais comme elle le lance d’emblée à la salle : «Pour ceux qui s’attendaient à voir des personnages, ça m’a coûté assez cher en thérapie, je commencerai pas à me déguiser!» Dur d’être soi-même, en cette époque du paraître…

En une heure et demie de spectacle bien remplie, elle plonge dans ses histoires pour nous les livrer avec finesse. Touchant à des sujets aussi délicats que controversés, comme le burnout, la mort, la confiance en soi, la sexualité, et j’en passe, elle réussit à les faire passer sans même un seul accroc. Difficile de ne pas être à l’aise devant une telle authenticité. Il faut dire qu’il est très divertissant et révélateur de la voir se retrouver dans le dédale de ses multiples personnalités via son monologue d’entrée, Doris, Dorisse et Dorice. Que de multiples facettes faisant partie de la véritable personne qui se livre à nous.

Il faut dire que Dorice Simon ne fait pas qu’enchaîner blague après blague; elle sait également exploiter la comédie. Possédant bien évidemment un don pour la théâtralité, elle sait jouer avec les sentiments dramatiques pour faire évoluer ses monologues en récits. Avec des sujets sérieux, telle la mort de feu sa mère et la chanson dédiée à celle-ci, elle s’inscrit dans la lignée des humoristes qui s’évertuent à inclure les sujets tabous dans leur spectacle et réussir à y intégrer de l’humour. Petit clin d’œil entre autres à Louis-José Houde et Martin Matte au passage.

N’empêche, elle sait aborder les thèmes triviaux du quotidien avec un humour décapant, des sujets pourtant explorés mille et une fois par d’autres. Et parfois même, elle réussit à toucher à des sujets plus actuels, dont la question linguistique dans son monologue Dorice et la langue, se projetant en un an 2026 unilingue anglophone. Le cauchemar. «Est-ce que c’est difficile faire l’amour en anglais? Parce que les verbes sont différents dans certaines langues. Est-ce que c’est le masculin qui vient en premier?»

Minorité visible dans la masse humoristique québécoise, Dorice Simon se démarque clairement par sa franchise et, à cet égard, peut espérer se tailler une place de choix au sein du panthéon de l’humour. Cependant, tout n’est pas encore gagné. Comme elle le dit : «Être soi-même est un art». Pourtant, le public semble bien apprécier sa personnalité, l’applaudissant à tout rompre et l’ovationnant même à la fin du spectacle. Des applaudissements bien mérités, il faut le dire.

Elle aura la chance de récompenser de nouveau son public, qui semble totalement s’être entiché d’elle, les 4 et 5 février prochains à 20 h à l’Astral. Espérons simplement que ce deuxième coup d’envoi pour sa carrière sur les planches sera le bon.

Des photos sont disponibles dans notre section photoreportages et encore plus sur notre page Facebook.

 

 

Dorice Simon — Sympathique et touchante conteuse

Julie Caron, Le Blogue de PatWhite, 4 février 2011

Devant une salle pleine et manifestement ravie de sa soirée, l’humoriste saguenéenne livrait hier soir à l’Astral la première de trois représentations de son nouveau spectacle «C’est des choses qui arrivent».

Avec son air taquin, ses cheveux bouclés et ses yeux pétillants, nul ne pourrait se douter que l’étoile montante de l’humour a flirté avec les affres de l’angoisse et de la dépression. «Je ne suis pas une personne qui est calme» a-t-elle dit au beau milieu de sa prestation. Et ce n’est qu’une confidence parmi tant d’autres, puisque l’on assiste pendant une heure trente à rien de moins qu’une véritable mise à nu de Dorice Simon. Un total dépouillement au cours duquel l’artiste offre ses réminiscences sur un plateau d’argent. En 1O courts monologues, la formidable conteuse traite ainsi de sujets comme l’amour, l’anglicisation, les REER («Il me semble que maintenant ça prend des REER pour pogner!»), les régimes et l’insomnie.

La native de l’Anse Saint-Jean commence la soirée en évoquant sa jeunesse dans un petit village du Saguenay où tout était tabou, ce qui eu comme conséquence d’entraîner son déménagement dans la Métropole. Elle raconte que ses parents, peu au fait du contexte montréalais, l’ont même convaincue de s’installer dans «Le village» («le seul qui reste!»), persuadés qu’elle s’y sentirait moins dépaysée! Elle enchaîne ensuite avec le choc subi lors de son arrivée dans la «grande ville», l’angoisse de devoir parler anglais, ainsi que des boulots exercés, allant de guichetière dans une salle de spectacle à un mystérieux travail en milieu politique. «Un burnout, c’est valorisant parce que t’as travaillé pour!», dit-elle en faisant friser quelques oreilles au passage.

Quelques moment forts du spectacle: «Dorice et le poids des livres», dans lequel l’humoriste ridiculise des titres de bouquins traitant d’hygiène et de philosophie de vie, avouant du même coup avoir tout essayé, en vain!, pour arriver à se sentir mieux. Elle termine en énumérant tous les shows de cuisine qui existent dans notre petite lucarne. Impressionnant! Le numéro sur les funérailles de sa mère, alliant humour noir à une réalité qu’on devine amplifiée, est aussi très bien réussi. La chanson qui suit n’est, par contre, pas justifiée. Cela ne fait qu’ajouter à la lourdeur du propos, que le spectateur a déjà saisi. De plus, le dernier monologue est sans contredit l’un des plus faibles, alors l’ordre du jour serait peut-être à revoir.

La force principale du spectacle, mis en scène par Marie Charlebois, réside dans l’interaction avec le public dont est capable Dorice Simon. On la devine généreuse, loyale et authentique, et elle sait s’attirer la sympathie. (Avis à TOUS les humoristes: depuis Réjean de La petite vie, le gag des «Gnognonnes rings» a été passablement utilisé, acclamé, réutilisé, et maintenant brûlé.) L’humoriste devrait aussi s’abstenir de nous souligner qu’elle est mélangée dans son texte. Il y a quand même des limites à ce que l’on peut dire à son public.

Si j’ai souri tout au long de la soirée, je n’ai cependant pas ri à gorge déployée, pas plus que ne l’a fait ma voisine de table, une adolescente. Cependant, les rires fusaient aux trente secondes et quatre coins de la salle, ce qui porte à croire que le spectacle touche sa cible devant un public sinon d’âge mûr, certainement mature.

Dorice Simon en spectacle à l’Astral jusqu’au 5 février inclusivement.

 

 

Dorice Simon — Une humoriste pas comme les autres

Benoît Aubin, Le Journal de Montréal, 13 février 2011

Elle joue la fille qui ne l’a pas, la fille qui ne réussit rien, la timide qui a peur de tout, la malchanceuse, celle qui ne comprend rien, se fait toujours avoir, et dont la vie ne s’en va nulle part. Très drôle…

Dans la vraie vie, Dorice Simon est plutôt une battante, le genre de fille à monter et descendre à sept reprises les 256 marches de l’escalier du Mont- Royal, avant de poursuivre sa course à vélo.

«Mais je suis aussi obsédée par mon poids et la peur de mourir», dit-elle d’une petite voix aigrelette.

Sur scène, elle se présente comme «la fille qui a eu plus de thérapies que de chums.» Celle à qui une «blind date» demande si elle a des REER, la fille qui a lu tous les livres de croissance personnelle des dix dernières années, la fille qui a hâte de trouver du travail, pour enfin pouvoir faire un «beurnâte.»

Bref, un personnage désolant, navrant et déprimant, qu’elle nous balance en pleine figure, sans fard ni artifice, dans un décor et avec une bande sonore volontairement kitch.

Hors-norme

Dorice Simon dit d’elle-même qu’elle est «hors-norme; je ne suis pas une fille comme les autres.» C’est sûrement vrai pour l’humoriste. Même si son matériel n’est pas si original, sa manière, en scène, l’est, elle.

Elle n’a pas, sur scène, l’énergie folle, les grands gestes, le sexappeal, la grosse voix de celles qui cherchent à remplir tout l’espace. «Je ne cherche pas le punch aux trente secondes.»

Elle est plutôt une diseuse, une monologuiste classique, qui fait penser à Clémence Desrochers plus qu’à Lise Dion. Elle chante, même si elle n’a pas de voix, une chanson bouleversante, écrite après la mort de sa mère, qui a fait verser plus d’une larme l’autre soir, à l’Astral, où elle effectuait son retour sur les planches.

«Ben oui, l’humour peut aussi faire pleurer; l’humour, c’est des humeurs, dit-elle. Pourquoi est-ce qu’on n’irait pas là?»

Le clown réticent

Son personnage sur scène, un clown réticent, une matante qui refuse de se décourager, une fillette perdue dans le monde des grands nous fait rire — d’un rire défensif, tant il est facile de s’y identifier, d’y voir ses propres craintes, ses propres gênes.

«Ça ne me tente pas de rire des autres, je préfère de beaucoup rire de moi-même; si les autres se reconnaissent là-dedans, tant mieux.», dit-elle.

Mais qu’est-ce qui fait rire les gens? «J’aime mieux ne pas me poser trop de questions là-dessus, tant mieux si ça marche.»

Parce que ça peut aussi bien ne pas marcher, et cela aussi, Dorice Simon le sait. Il y a quelques mois encore, elle vivait de «jobines», vendant des billets à temps partiel, à des événements sportifs. Après des débuts prometteurs, il y a quelques années, sa carrière d’humoriste s’est essoufflée, et a piqué du nez.

Elle aussi, semble-t-il. «J’avais peur, dit-elle. Peur du succès, et peur de l’échec. Je manquais de confiance.»

Donc, ce personnage, c’est un peu elle dans la vraie vie? «C’est sûr que tous les humoristes s’inspirent de ce qui leur est arrivé dans la vie,» dit-elle. La fille de Ce sont des choses qui arrivent, «c’est moi, mais en plus intense, ou c’est moi, quand je ne suis pas déprimée…»

Son spectacle à l’Astral, le weekend dernier, lui a valu de bonnes critiques, qu’elle n’avait pas encore lues trois jours plus tard. Des supplémentaires, une tournée sont en préparation. «Ça serait le fun de pouvoir vivre de mon art», se prend-elle à rêver.

«Mais je peux aussi bien mourir demain matin», se reprend-elle aussitôt. C’est vrai que mourir fait partie des choses qui arrivent. Dit comme ça, par Dorice Simon, ça peut même être drôle…

 

 

Dorice Simon

Raphaël Martin, Le Lundi, 21 octobre 2011

Dorice Simon a su tirer profit de ses dernières années loin des planches. Durant ce temps, elle a pu tirer profit de ses expériences personnelles pour composer son spectacle C'est des choses qui arrivent. Jusqu'ici, la réaction du public a de quoi la réjouir...

Après quelques années d'arrêt, l'artiste renoue avec l'humour.

«Cette période a été aussi salutaire que nécessaire»

R.M.: Dorice, certains ont parlé d'un retour, d'autres, de la fin d'un long interlude... Comment qualifieriez-vous ces dernières années passées en retrait de la scène?

D.S.: Je vois aujourd'hui cette période comme aussi salutaire que nécessaire. Au cours des trois ou quatre dernières années, j'ai eu le loisir de suivre plein de cours, de parfaire mon jeu et surtout d'écrire... J'étais seule à ce moment, sans équipe de gérance. C'était donc difficile de faire avancer les choses. Ce n'était toutefois pas une période déprimante, loin de là. Disons que le fait d'être restée loin de la scène aussi longtemps me permet d'apprécier grandement ce que je vis aujourd'hui.

R.M.: Ce retour va de pair avec I'arrivée d'un nouveau gérant dans votre vie...

D.S.: Exactement. Tout a changé au moment où j'ai rencontré Louis St-André. Ça s'est passé par I'entremise d'une comédienne avec qui je suivais une formation à l'époque. Elle m'a dit: «Rencontre-le, je suis sûre que vous feriez une bonne équipe.» Et ç'a effectivement cliqué. Je confiais récemment à Louis que j'aurais aimé pouvoir le rencontrer plus tôt dans ma carrière, mais il m'a répondu, avec justesse, que les choses auraient peut-être été différentes à un autre moment, et que le timing actuel était simplement le meilleur. Je crois aussi que ces dernières années m'ont permis de lâcher prise face à mon métier. Je n'ai jamais complètement sorti I'humour de ma vie, mais force est d'admettre que j'ai dû me tourner vers autre chose. Ça aussi, ç'a fait une grande différence pour moi.

R.M.: Qu'avez-vous appris au cours de ces années de recul?

D.S.: J'ai compris qu'il fallait être soi-même pour avancer dans la vie. C'est d'ailleurs là-dessus que j'ai basé l'écriture de mon deuxième spectacle. Je suis partie de qui je suis réellement; ce n'est pas que j'aime tellement parler de moi mais, que voulez-vous, ma vie est assez loufoque pour m'inspirer plusieurs bons numéros! Et puis, j'ai accompli toutes sortes de choses pendant cette absence; j'étais loin de rester cachée dans un trou! (rires)

«Accompagner ma mère, qui souffrait d'alzheimer, m'a permis de prendre du recul...»

R.M.: Vous parliez récemment de I'accompagnement que vous avez fait auprès de votre mère, qui souffrait d'alzheimer...

D.S.: Oui. C'est I'une des choses qui m'ont permis de prendre le plus de recul ces dernières années. Disons que s'occuper d'une maman malade nous ramène aux vraies valeurs. J'étais très présente pour elle et pour d'autres patients et patientes qui I'entouraient à I'époque. Ils formaient un groupe auquel je me suis attachée. J'ai gagné beaucoup grâce à cette expérience et à ces rencontres. Ça peut avoir I'air drôle, mais j'ai véritablement eu beaucoup de plaisir avec eux, et ce, jusqu'au décès de ma mère. J'ai toujours aimé aider. J'adore les contacts humains, et c'est une des raisons pour lesquelles le bénévolat a toujours fait partie de ma vie.

R.M.: Le numéro où vous parlez des funérailles de votre maman est I'un des plus appréciés de votre spectacle. Pourquoi?

D.S.: J'aimerais croire que c'est parce que le sujet est bien traité. Je ne vous cacherai pas qu'il faut être détaché de la situation pour être capable de I'aborder d'une manière humoristique. La mort n'est jamais drôle, mais I'absurdité de certaines choses autour I'est. Je n'ai toutefois que du respect dans ma façon de parler de ce sujet. Ma mère a toujours aimé rire; je viens d'une famille où tout le monde adore I'humour. Nous sommes sept enfants, et je peux vous dire que, lorsque je visite ma famille, je prends congé en tant qu'humoriste; je laisse mes frères et soeurs prendre la relève! Par ailleurs, puisqu'on parle de ma mère, je dois dire que ça me fait tout drôle d'accorder cette entrevue au Lundi, car elle était une lectrice assidue de ce magazine. Je crois qu'elle aurait été fière de prendre connaissance de cette rencontre...

R.M.: Qu'auriez-vous réalisé si vous n'aviez pas été humoriste?

D.S.: Il y a tant de choses que j'aurais souhaité accomplir! Sans doute aurais-je souhaité étudier la psychologie. En fait, j'aurais réellement aimé travailler dans le domaine des relations d'aide, comme infirmière peut-être. Je parlais de bénévolat un peu plus tôt, car c'est une chose que j'apprécie beaucoup. J'en ai souvent fait auprès de gens de la rue. Un jour, je me promets de faire de l'aide humanitaire à l'étranger. En attendant que ça arrive, il y a plein de causes au Québec qui méritent un soutien.

Pour connaître les dates de spectacles de Dorice Simon, rendez-vous au www.doricesimon.com.

 

 

«C'est des choses qui arrivent»

Ghislaine Néron, Pays d'en haut/La vallée, 30 novembre 2011

Dorice Simon présentera son nouveau spectacle «C'est des choses qui arrivent» le samedi 10 décembre à 20 heures à la salle A.-N.-Morin de Sainte-Adèle.

D'un naturel désarmant, Dorice Simon est comparée à Clémence Desrochers.

Dorice Simon a reçu des critiques très élogieuses lors de sa grande première montréalaise. Basé sur sa devise «pourquoi rire des autres quand on peut rire de soi?», Dorice raconte son quotidien et celui des gens qui l’entourent. «Les gens se reconnaissent. Je parle de REER, de mes thérapies, je parle même de la mort, mais dans le respect. Parce que ma mère est morte de la maladie d’Alzheimer l'an dernier et ça donnait des situations cocasses. J’ai mes couleurs», assure l'humoriste jointe à son domicile.

Dorice écrit elle-même tous ses textes. Et elle ne manque pas d’idées puisqu'un autre spectacle germe déjà dans sa tête. «Je suis heureuse d'être de retour sur la scène. Je me sens bien comme jamais. Il faut dire que je suis bien entourée, j’ai une  superbe équipe» mentionne-t-elle, ne manquant pas d’insister sur la compétence de son nouveau gérant, Louis St-André et de la présence de Marie Charlebois à la mise en scène. «Humoriste hyper attachante, pas comme les autres, d’un naturel désarmant, sens du timing» voilà comment on décrit Dorice Simon. «Si vous n'avez pas d’argent, empruntez, ça vaut la peine» a-t-elle dit en riant pour clore l'entrevue. - Billetterie : 450 745-3161 ou www.diffusionstadele.ca

 

 

Dorice Simon. La vie, la vie...

Denyse Perreault, Magazine Flèchemag, décembre/janvier 2012

Avec elle, l'humour est incisif, mais jamais grossier ni irrespectueux. Rire de soi-même, dans ce spectacle qui marque son retour à la scène, lui permet de dédramatiser l’absurdité du quotidien. Dorice Simon nous parle de «C'est des choses qui arrivent...»

D.P.: Pourquoi avez-vous décidé d'écrire tous vos textes?

D.S.: Ça se fait tout seul. Mon personnage, c'est moi, grossie à Ia Ioupe. Je dis souvent que ne suis pas une humoriste, mots seulement une Dorice. Ce surcroît de travail est très satisfaisant.

D.P.: Où puisez-vous votre inspiration?

D.S.: Plusieurs sujets me préoccupent. J'ai délaissé ma carrière pour soigner ma mère, aux prises avec Ia maladie d’AIzheimer. Lorsque j'évoque son décès en juillet 2010, c'est Ie silence dons Ia saIIe, avant Ie rire... II y a une profondeur, mais en même temps c’est Iéger. On peut entrer en contact avec ces personnes. Ça n’est pas uniquement du drame. II faut un certain détachement pour en rire, avec respect, sons grossièreté. Lorsque je visitais maman, je faisais Ie clown, j'organisais des chorégraphies avec Ies marchettes. J'ai un bac en musique, j'apportais ma flûte... Le personnel me disait: «vous devriez toujours être Ià...»

D.P.: Quels autres thèmes abordez-vous?

D.S.: J'ai grandi au Saguenay. je vis sur Ie Plateau Mont-Royal, ou on parle beaucoup anglais. Je n'ai rien contre I'angIais, mais qu’adviendra-t-iI de notre Iangue? Dans un numéro, je demeure In seule personne non assimilée du Québec. Même mon mari et mes enfants  s'expriment en anglais! J'aborde Ie sujet des REER. On fait une folie avec ça! Ne pas en avoir, c'est comme avoir Ia Lèpre. J'ironise sur I'obIigation de performance en opposant épuisement professionnel et dépression. Le premier, signe que I'on a beaucoup travaillé, paraît bien, mais on dénigre Ia seconde en disant «donne-toi un coup de pied au cul...» 0n ne pourrait pas juste vivre et relaxer un brin? I'ai aussi un numéro de 15 minutes sur Ies Iivres, ou «Comment maigrir et rester mince» est présente comme... un ouvrage de fiction.

D.P.: Avez-vous un lien particulier avec Ies Laurentides?

D.S.: J'adore! J'y suis chez moi! Ce sont Ies montagnes de mon enfance. Lorsque j'entendais dire que des artistes vivaient dons Ies Laurentides, je pensais au parc qui porte ce nom. En traversant cet immense espace forestier, je me demandais toujours où ils pouvaient bien se cacher. .. J'ai hâte de revoir Ies Laurentides et son pubIic! Merci de me recevoir! Si vous n'avez pus d'argent pour Ie spectacle, empruntez! Cela vaut la peine! On va bien rigoler!

Samedi I0 décembre, 20h
SALLE AUGUSTIN-NORBERT-MORIN
258, boulevard de Sainte-Adèle, Sainte-AdèIe
www.diffusionssteadeIe.ca ou 450 745-3161

Jeudi 19 janvier, 20h
SALLE ANDRÉ-PRÉVOST
535, rue Filion, Saint-Jérôme
wvvvv.enscene.ca ou 450 432-0660

 

 

Folle alliée

André Ducharme, L'Actualité, janvier 2012

L'humoriste saguenéenne Dorice Simon a des yeux de nuages d'été, une voix fluette, un visage a moues. Elle possède un bac en musique et un diplome de l’École nationale de l'humour. Celle qui dit avoir eu «plus de thérapies que de chiums» avoue un parcours en dents de scie: «J'ai eu peur quand ca a commencé à marcher, j'ai reculé.» Et comme la vie n’écrit pas toujours des choses drôles, avec ses frères et soeurs, elle a accompagné jusqu'au bout sa mère atteinte dalzheimer. Au centre de soins prolongés, Dorice amusait les pensionnaires, concevait des chorégraphies de déambulateurs. «J'ai longtemps voulu devenir comédienne pour jouer du drame. Charlotte Boisioli, auprès de qui rai suivi des cours de théâtre, m’a encouragée à faire de l'humour. Au fond, la comédie, c'est du drame qui se cache.»  

A.D.: Comment définiriez-vous votre humour?

D.S.: On m’a comparée - tenez» vous bien f a Woocly Allen, André Sauvé, Clémence, Yvon Deschamps, Coluche même! Je ne pratique pas l’humour << une ligne, un punch ». Je n’ai pas fait mes débuts dans les bars z je n'avais pas la voix pour ça ni le string qui dépasse. Je dis souvent que je ne suis pas une humoriste, mais une Dorice!

A.D.: Sur le papier; vos thèmes ne sont pas folichonsi l'insomnie, les REER, les funérailles de votre mère...

D.S.: C’est sûr, quand je commence avec: «Ma mère est morte le 13 juillet 2010 à 4 h moins 21 », ça rigole pas fort dans la salle. Mais ça se déride vite. On a incinéré ma mère avec le «toutou » qu’elle gardait toujours contre elle à l'hôpital. Pour conserver un peu de maman, je me suis acheté une petite urne, mais a voir le peu de poussière qu’elle pouvait contenir, je me suis demandé si détait bien une partie de ma mère ou un bout de toutou que je traînais.

A.D.: On dit que le rire a une fonction thérapeutique. Que soignez-vous?

D.S.: Ma folie, mon anxiété, je me projette tout le temps dans l'avenir. Je suis avec vous et je m'inquiète de ce que vous allez retenir de moi, est-ce que j’ai bien répondu à vos questions? Je suis anxieuse, mais très bonne pour dédramatiser, et je suis drôle, même si ça ne paraît pas, la.

A.D.: Êtes-vous susceptible, comme la plupart des humoristes?

D.S.: Ce n'est pas mon pire défaut. J ’ai longtemps pensé que je n’avais pas un assez gros égo pour faire de la scène. Ce n’est pas vrai, c’est seulement que je ne mise pas sur le spectaculaire, mais sur la simplicité. Je ne cherche ni la gloire ni Pargent, je veux être «ben ».

A.D.: Dans votre spectacle, on vous retrouve en 2026, dernier être humain à parler français au Québec. C’est votre numéro engagé?

D.S.: Il s'agit d’un sketch absurde, mais les gens y voient une prise de position politique. Je suis au bureau, je regarde l'horloge: au lieu de marquer trois heures trente, c’est three thirty. Je rentre à la maison: mon mari, anglo-phone, veut faire l'amour, mais je ne sais pas comment ça se fait en anglais; mon enfant me parle et je ne le comprends pas; il y a même Whoopi Goldberg qui apparaît a un moment donné!

A.D.: Sur scène, vous dites: «Le burnout, c’est valorisant, parce que tu as travaillé pour.» Avez- vous souffert d’épuisement professionnel?

D.S.: Non, mais je me suis mis trop de pression. Cette obsession de la performance — «Moi, j’ai vendu 300 shows cette année» —, plus capable! Ça ne me tente pas de faire 10 spectacles par semaine, de devenir folle, déjà que... On peut-tu respirer, boire du café, avoir du plaisir? Est-ce qu’on peut juste vivre?

Dorice Simon... c’est des choses qui arrivent, en tournée au Québec. Dates et salles de spectacle: doricesimon.com.

 

Audio • Vidéo

Les rendez-vous ARTV
http://artv.ca/decouvrez/les-rendez-vous-artv-humour/?videofilters=humour

98,5 Dutrizac
http://985fm.ca/audioplayer.php?mp3=90805

Première chaine à Christiane Charette
http://radio-canada.ca/emissions/christiane_charette/2009-2010/chronique.asp?idChronique=133331

WebPresse
http://webpresse.ca/#!/video/788254/lhumoriste-dorice-simon

Les Lionnes
http://radio-canada.ca/emissions/les_lionnes/2010-2011/document.asp?idDoc=131759

Production et gérance
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